Spleenysphère

Janvier 2007

Attente.

4 Janvier 2007 à 18h21
Je ne suis que déçue. L'attente est bien souvent trompeuse. Elle nous enferme dans l'illusion. Lorsqu'on attend quelqu'un, tout est encore possible (quel lapsus, je venais d'écrire : "tout est encore plaisir") : on s'imagine mille et une scènes trop romancées : peut-être qu'il nous prendra la main, peut-être même que nous aurons droit à une jolie déclaration; à moins que la magie opère, tout simplement. Tout est permis ! Le rêve y compris. Et bien souvent, comme pour tout moment idéalisé, inéluctablement, l'ascension ne pouvant perpétuellement durer; nous finissons par rétrograder vers les (...)

Je n'attends pas de toi.

5 Janvier 2007 à 12h52
Il paraît qu'il ne faut pas chercher à changer les gens, et que nous devons les accepter "tels qu'ils sont" (puisque nous les aimons !). Mon avis est mitigé. D'un côté, il y a cette part de moi qui s'insurge immanquablement, mais ne serait-ce pas 'seulement' lorsque l'affaire me touche personnellement ? Je n'accepte pas d'être jugée, je ne tolère pas les reproches, mais, parallèlement, de l'autre côté, je sais n'être pas impartiale. Ouvertement, je n'adresse aucun reproche à quiconque, mais en moi... je suis excédée par l'injustice qui plane ! Non pas que je me sente persécutée, mais je ne (...)

La faiblesse de mon for intérieur.

6 Janvier 2007 à 11h03
Mes disputes avec Vincent me laissent toujours indécise. Je veux souvent feindre l'indifférence, me persuader que cela ne m'affecte pas, mais ce n'est qu'un leurre puisque je sais y être sensible. Je joue l'impassibilité, mais je ne suis pas imperturbable. Éternel jeu, éternel masque. Comme toujours, "de l'amour à la haine il n'y a qu'un pas". Il m'énerve, je lui en veux et ses réactions parfois m'insupportent car, comme je le disais hier, je trouve cela grotesque. J'ai toujours l'impression qu'il se rétracte pour une vétille à laquelle il confère une importance démesurée et (...)

Time after time.

6 Janvier 2007 à 11h31
Souvent, lorsque je ne travaille pas d'un (long) moment puis que je me mets à la tâche, forcée par l'échéance du délais souscris ou l'imminence du contrôle à venir; puis que je réussis ce que j'avais entrepris, fut-ce rédigé/appris à la dernière minute, bien que je me dise – comme un vieux disque rouillé – que ce n'est pas bien, pas judicieux, je ne peux m'empêcher d'y voir une cause et une conséquence. C'est-à-dire que je crois qu'aucune des phases ne saurait exister l'une sans l'autre. Sans le long désœuvrement et la nonchalance qui m'ont habités pendant des semaines entières, aurais-je pu (...)

Et parfois avec nous s'envoleraient aux cieux.

7 Janvier 2007 à 0h41
Je ne sais pas ce que j'ai mais depuis cet après-midi j'ai des sortes de "bouffées", identiques aux fois où j'ai fumé du shit, quand cette fumée pénètre en moi et que je la fais monter d'une grande inspiration. Exactement cette sensation que je ne peux décrire, à la fois désagréable et pourtant si... désirable. Je crois que quelque part, j'aime ce côté étourdissant, semblable à la sensation de m'imprégner toute entière de l'air pur, arrivée en haut d'un panorama... (...)

Cette étrange cigarette...

8 Janvier 2007 à 22h08
Avant, j'étais persuadée que, – comme je l'avais lu sur un reportage de Jim Morrison au sujet de sa consommation de certaines substances – le shit "élargissait considérablement les horizons de la pensée"... Les échos des fumeurs qui me parvenaient abondaient en ce sens, aussi me figurais-je que la réaction, l'état provoqué, avaient une dimension 'prodigieuse', et qui par conséquent méritaient d'être vécus ! Mais j'attendais, je ne me sentais pas prête à vrai dire à 'affronter' une telle sensation, je gardais ce désir en moi comme un petit bijou ne devant être dévoilé... Et puis j'ai (...)