Juin 2008
- 27 Juin 2008 à 13h19
- Cela fait un peu plus de cinq mois que je suis avec Bachir.
Aujourd'hui, ma vie se résume en son nom. Il est au-dessus de toutes mes préoccupations, il accapare mon esprit, canalise mes sentiments, est ma priorité.
Je suis incapable d'aimer avec mesure. L'amour m'aveugle, me rend faible, fait de moi un sujet au sens propre du terme. Je ne crois pas que cela soit une bonne chose : toute dépendance est dangereuse. Pourtant je ne suis pas sans le savoir, je sais bien quels sont les risques de l'attachement : la réversibilité de l'amour.
Je suis incapable de freiner mes sentiments pour autant.
Je (...)
- 29 Juin 2008 à 11h10
- Je l'aime à en crever, je l'aime bien plus que je ne m'aime moi, je l'aime à ne plus voir que cela, et lorsqu'il n'est pas là ma vie est suspendue, mon temps est attente, mon esprit par lui obsédé. Il est ma délivrance et mon étau, le blanc et puis le noir.
Et lui, m'aime-t-il ? Cela fait trois mois que nous vivons ensemble, il a quitté l'internat pour habiter avec moi. Aujourd'hui que la prépa est terminée, nous sommes tous les deux chez moi, chez mes parents, à Jarnac.
Je crois qu'il est impossible qu'il m'aime à la mesure de mon amour : je ne le sens pas torturé.
Il me dit son amour et au (...)
- 30 Juin 2008 à 12h51
- Pas mal de stress en ce moment. Beaucoup d'appréhensions. Des choses graves peuvent se passer durant le mois à venir pour Bachir. Des conséquences d'actes commis répréhensibles.
Je me fais vraiment du souci pour lui, pour nous.
Si tout tourne mal, je ne sais pas s'il pourra rester en France. Outre le fait que cela sera – évidemment – pénalisant pour ses études, je ne parle même pas de notre histoire (et des problèmes que cela pourrait lui causer...)
Alors j'espère, je croise les doigts.
Pour ce qui est de son job d'été, nous avions compris qu'il aurait trois jours de congé par semaine, en (...)
