Juillet 2008
- 3 Juillet 2008 à 18h31
- Une parole et tout repart.
Hier soir, en rentrant de son travail, Bachir a su prononcer les mots que j'attendais.
Parfois, je me dis que les filles sont si prévisibles, que leurs attentes sont si faciles à deviner qu'il me semble incompréhensible que les hommes – en général – aient tant de mal à les comprendre.
On entend souvent dire que les filles sont compliquées, pourtant, il suffit vraiment de peu pour les rendre heureuses. Justement, le fait qu'elles aient l'habitude d'avoir affaire à des "nigauds" (j'entends par là, peu réceptifs à leurs attentes) fait que les moindres gestes dits (...)
- 11 Juillet 2008 à 19h26
- J'aimerai pouvoir me projeter quelques mois en avant.
Où serais-je l'an prochain ? La page prépa s'est tournée pour moi, cela fait un peu plus de quinze jours désormais que j'ai quitté Bernac, et je n'y retournerais pas.
J'entre en deuxième année de fac fin septembre. Sur la liste des possibles, deux villes sont à envisager, à moins que je ne décroche mon concours, qui me mènerait dans une troisième ville, ou encore que je ne suive Bachir dans la ville (aujourd'hui inconnue) où il intègrera son lycée.
Je me moque du lieu où je serais, je souhaite juste être proche de Bachir.
J'ai du mal à (...)
- 19 Juillet 2008 à 23h11
- J'attends que Bachir rentre du travail.
Une heure à patienter... Derrière ces trois petits points se cache une réelle précipitation : je veux le voir.
Aujourd'hui est vite passé.
Quand il est parti, vers 17 heures, je me suis couchée.
C'est ma mère qui m'a réveillée en entrant dans ma chambre peu avant 21 heures. Mes parents ne me voyant pas dans la maison, ils me croyaient partie.
Ce n'est pas la première fois qu'ils ont cette impression. On dirait qu'ils imaginent toujours que je vais fuir sans prévenir. Parfois, ma mère se sent étrangère, elle a l'impression que je ne lui fais pas (...)
- 27 Juillet 2008 à 13h44
- Je suis arrivée à Bernac en septembre passé. Septembre, octobre, novembre, décembre, et je me suis mise avec Bachir. Les quatre mois précédents, j'ai tout enchaîné. La vie étudiante en classe prépa. Je n'étais plus la même. Je n'avais jamais bu, j'ai commencé à boire, les soirées défilaient. Je suis sortie avec neuf gars, juste pour des soirées, juste pour m'amuser. Avec l'un, je suis restée deux semaines, il m'a largué le lendemain où nous avons couché ensemble. Ça a été une vraie claque. Je me suis remise en question, j'ai vu que ma vie ne ressemblait à rien, que je délirais complètement. (...)
- 29 Juillet 2008 à 18h17
- Je ne suis pas heureuse. L'amour que je lui porte est source de joie, mais la fontaine de mes sentiments est plus souvent emplie de larmes.
Je l'aime trop, c'est excessif, et cette démesure m'ôte toute confiance.
Je ne me sens pas rassurée. Objectivement, je ne crois pas que ce ne soit qu'une sensation. Il ne me sécurise pas.
Il n'est pas là lorsque j'ai besoin de lui, son écoute n'est pas toujours présente et qui plus est, je suis sûre qu'il ne cherche pas à me comprendre.
Je ne comprends pas ce qu'il fait avec moi.
Je voudrais du concret. Les mots ne suffisent qu'un temps.
Je doute.
Je (...)
