Spleenysphère

Try again.

Lundi 30 Juin 2008 à 12h51

Pas mal de stress en ce moment. Beaucoup d'appréhensions. Des choses graves peuvent se passer durant le mois à venir pour Bachir. Des conséquences d'actes commis répréhensibles.
Je me fais vraiment du souci pour lui, pour nous.
Si tout tourne mal, je ne sais pas s'il pourra rester en France. Outre le fait que cela sera – évidemment – pénalisant pour ses études, je ne parle même pas de notre histoire (et des problèmes que cela pourrait lui causer...)
Alors j'espère, je croise les doigts.

Pour ce qui est de son job d'été, nous avions compris qu'il aurait trois jours de congé par semaine, en réalité, ce ne sera que trois demi-journées. Trois demi-journées par semaine, et deux jours et demi chaque mois.
Malheureusement, ces demi-journées ne seront valables que sur des matinées.
Et mon chéri est une véritable marmotte…
Autant dire que je vais devoir me contenter pour tout l'été d'une heure le soir à minuit et basta. Je suis dépitée.
Je commence en effet mon propre travail et par conséquent je ne pourrais plus être à la maison entre 14H30 et 17H30 – horaires de sa pause.
Du coup, nous nous croiserons. Quand je rentrerai le soir, il sera parti depuis une demi-heure.
Pour l'instant, je me lève le matin en même temps que lui, le réveil sonne à 9H, je tente de le réveiller, il s'extirpe du lit vers la demi, je suis moi-même crevée mais je prends sur moi pour l'aider (tandis qu'il grogne, me repousse – et oui, tentez de réveiller un ours le matin et vous verrez le résultat, vous ne serez pas bien accueilli !). Il sort prendre sa douche, je descends à la cuisine.
Il me rejoint vers moins le quart, et nous partageons nos DIX MINUTES matinales. Super. Après, il part au travail.
Enfin bref, ça me soûle, me dire que je ne le verrai plus qu'en coup de vent, quasiment aucune journée à pouvoir profiter l'un de l'autre, aucun projet à réaliser faute de temps commun... etc etc.
D'un autre côté, je me dis que « c'est mieux que rien » : s'il n'était pas venu chez moi, la situation serait bien pire encore...

Malgré cela, je suis quand même triste : je repense parfois à tous nos week-ends cocoon à Bernac... Des week-ends entiers à rester dans mon 9m2, sans sortir si ce n'est pour acheter quelques courses ou le temps d'une balade...
Je sais qu'il n'y est pour rien mais c'est vrai que j'avais envisagé cet été différemment.
Je peux dire au revoir à des après-midi farniente, plage, piscine...

Je n'ai pas trop la motivation de commencer mon boulot, heureusement que les parents des maternelles dont je vais m'occuper (centre aéré BAFA) ne me lisent pas : il s'y reprendraient à deux fois avant de me confier leurs « chers petits » :)
Il faut que je commence à réfléchir à quelques activités.