Spleenysphère

Ad augusta per angusta.

Vendredi 11 Juillet 2008 à 19h26

J'aimerai pouvoir me projeter quelques mois en avant.
Où serais-je l'an prochain ? La page prépa s'est tournée pour moi, cela fait un peu plus de quinze jours désormais que j'ai quitté Bernac, et je n'y retournerais pas.
J'entre en deuxième année de fac fin septembre. Sur la liste des possibles, deux villes sont à envisager, à moins que je ne décroche mon concours, qui me mènerait dans une troisième ville, ou encore que je ne suive Bachir dans la ville (aujourd'hui inconnue) où il intègrera son lycée.
Je me moque du lieu où je serais, je souhaite juste être proche de Bachir.
J'ai du mal à m'imaginer loin de lui.
J'ai peur, j'appréhende le vide qu'il va laisser en partant...
Et puis, même si tout se passe bien entre nous, j'ai du mal à rester sereine.
Je n'ai pas vraiment confiance en moi, alors je me figure que sitôt qu'il m'aura géographiquement quittée, il m'oubliera en deux temps trois mouvements.
C'est vrai, tout le monde se jure fidélité par-delà toutes les difficultés, mais combien résistent à la distance ?
Quant à moi, je sais que rien ne saurait altérer mes sentiments à son égard, où qu'il soit et malgré la séparation, mais lui ?
Comment savoir ? Comment avoir foi en ses paroles ?
Loin des yeux, loin du coeur ?
Ce serait vraiment "traumatisant" pour moi de me dire que les mois que nous aurions partagé n'auraient été dus qu'à notre proximité...
Je me sentirai vraiment nulle.
Biaisée.
Comme si tout n'avait été que mensonge.
J'ai peur qu'il ne soit avec moi que par habitude, facilité.

Et je n'arrive pas à lui en parler.
Questions récurrentes.