Spleenysphère

Poison.

Samedi 19 Juillet 2008 à 23h11

J'attends que Bachir rentre du travail.
Une heure à patienter... Derrière ces trois petits points se cache une réelle précipitation : je veux le voir.
Aujourd'hui est vite passé.
Quand il est parti, vers 17 heures, je me suis couchée.
C'est ma mère qui m'a réveillée en entrant dans ma chambre peu avant 21 heures. Mes parents ne me voyant pas dans la maison, ils me croyaient partie.
Ce n'est pas la première fois qu'ils ont cette impression. On dirait qu'ils imaginent toujours que je vais fuir sans prévenir. Parfois, ma mère se sent étrangère, elle a l'impression que je ne lui fais pas confiance.

Je me sens faible. Moralement. Je ne tiens pas, je suis toujours angoissée, tout tourne dans ma tête, toujours s'échafaudent mille idées loufoques, j'assimile, il y a une machine dans ma tête qui ne s'arrête jamais, une machine de délire.
Et il y a Bachir, l'éternité suspendue à ses lèvres.
Il y a la fureur du lion, l'amour qui blesse par sa force.

"Quand il est parti, je me suis couchée" : mon amour, mes sentiments pour lui se résument dans cette phrase.