Août 2008
- 7 Août 2008 à 18h26
- Depuis cet été, j'ai vraiment l'impression de "débloquer". Disons que la situation est propice au développement de ce que Bachir nomme mon "monde imaginaire".
Je le vois peu, nous n'avons passé aucune soirée ensemble depuis fin juin compte tenu de ses horaires, il me manque, quand je le vois le moment est toujours bref et manque à mon goût d'intensité, je dors toutes les nuits avec un homme duquel je doute.
Je ne me sens pas rassurée, je me demande continuellement si son amour est présent, et, par dessus tout, je crains d'être ennuyante.
Ajouté à cela le fait que je ne sache pas quoi faire de (...)
- 19 Août 2008 à 20h19
- On a tous déjà rêvé de revenir en arrière. On a tous au moins une fois déploré un passé. Pourquoi. Parce que c'était bien et qu'on voudrait y revenir. Parce qu'on a peur de ne plus le retrouver. Quoi, qui ? Toujours une chose différente.
Que doit-on faire lorsqu'on aime une personne et qu'on ne désire qu'une chose, être avec elle, et que cette nécessité est contrariée. Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas. Comment faire sans lui. Je ne veux pas pleurer.
Il est rentré chez lui tout à l'heure.
Nous sommes partis quelques jours en vacances, c'était bien, évidemment.
Tout ce qui s'est passé (...)
- 22 Août 2008 à 9h09
- Retire une plante de la terre, celle que tu veux, oranger ou fougère, et vois le déchirement que tu provoques.
La terre qui la porte est soulevée, fissurée, elle tente de se retenir à la plante, quelques grammes y parviennent, ils resteront aggripés jusqu'à ce que tu décides de la passer sous l'eau.
Alors tout ce dernier espoir, toute cette terre tournera, rapidement, plus faiblement, puis sombrera dans la bouche de l'évier, parcourera des kilomètres d'égoûts sales, nauséabonds, et finira par plonger dans la mer.
Mais la mer est salée, et les blessures infligées par le long et sinueux passage (...)
- 26 Août 2008 à 20h30
- Attendre de quelqu'un, c'est, de manière certaine, se préparer à la déception. Et plus l'on attendra, plus l'on sera déçu.
Cette idée n'est pas rassurante, pourtant, on ne peut la nier...
Pour moi, être préparé à une chose ne l'amortit en rien. Je sais que pour certains, le fait que les choses soient claires dès le début joue un rôle par la suite, car, étant avertis, leur garde n'est jamais totalement levée.
Moi je n'y arrive pas, je laisse facilement tomber mes armes.
Je suis très vulnérable en amour, sans parvenir à en démêler les raisons.
Aujourd'hui, j'ai repensé à Vincent, avec un (...)
- 27 Août 2008 à 10h30
- Il y avait un immense escalier, et, sur le côté, une rampe glissante, protégeant les passants du vide, colossal. En bas, une étendue d'herbe, puis, un cours d'eau.
Au lieu d'emprunter l'escalier, je me suis assise sur la rampe, me laissant porter... mais ma direction a dévié et j'ai chuté sur une centaine de mètres.
Je voyais le sol approcher dangereusement, mais, ce que je redoutais le plus, c'était la frontière d'avec l'eau. Je ne voulais pas y chuter, je ne voulais pas me noyer.
Je me suis arrêtée à un ou deux mètres de l'eau, mais mon élan m'y a précipitée.
Avant la chute, je marchais (...)
- 28 Août 2008 à 13h59
- J'ai peiné à m'endormir hier soir...
Du mal à me dire qu'enfin, nous sommes arrivés au terme de cette séparation, et que demain, il arrive !
Je me sens fébrile. Tendue. Comment m'habiller. Devant la glace, ne pas me trouver à mon goût, mettre un t-shirt noir, oui, mais peut-être trop décolleté... Un blanc... c'est déjà mieux, plus étincelant... mais non.
Quelle coiffure... attachés, détachés...
Il y a longtemps que je ne m'étais posé ces questions.
J'ai peur qu'il ne soit pas à l'aéroport.
J'imagine très bien la situation. Le hall se vidant petit à petit, et moi, seule en son centre, guettant (...)
- 31 Août 2008 à 11h59
- Il dort, et dans quelques heures, il montera dans le train qui l'emmènera dans la ville qui l'accueillera une année.
Une nouvelle fois séparés, mais pour peu de jours cette fois-ci, seulement cinq. J'irai le retrouver pour deux semaines.
Il sera en cours la journée mais je pourrais au moins le voir tous les midis, les soirs ainsi que le week-end, ce qui est déjà bien et toujours mieux que rien.
Après, je me rendrai dans mon nouveau chez moi - à 600 kms du sien - pour ma rentrée. J'ignore la prochaine date de nos retrouvailles, je sais juste qu'entre le moment où je l'aurai quitté pour partir (...)
