Spleenysphère

Cœur.

Vendredi 22 Août 2008 à 9h09

Retire une plante de la terre, celle que tu veux, oranger ou fougère, et vois le déchirement que tu provoques.
La terre qui la porte est soulevée, fissurée, elle tente de se retenir à la plante, quelques grammes y parviennent, ils resteront aggripés jusqu'à ce que tu décides de la passer sous l'eau.
Alors tout ce dernier espoir, toute cette terre tournera, rapidement, plus faiblement, puis sombrera dans la bouche de l'évier, parcourera des kilomètres d'égoûts sales, nauséabonds, et finira par plonger dans la mer.
Mais la mer est salée, et les blessures infligées par le long et sinueux passage dans les égoûts sont à vif...
Douleur.

Maintenant, laisse la plante et arrache-moi le cœur. Ne laisse rien traîner, pas une miette, mon coeur est une éponge dégoulinante de toi, et tu auras beau presser, presser encore et encore, elle restera humide...
Amère.

Quelque chose subsiste et ne pourra disparaître.